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Trafic de migrants : un réseau démantelé entre la Guinée et la Sierra Leone, cinq suspects arrêtés

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Les autorités guinéennes ont annoncé avoir porté un coup d'arrêt à un réseau de trafic illicite de migrants opérant entre la Guinée et la Sierra Leone. L'opération, menée en étroite collaboration avec les forces de sécurité sierra-léonaises, a conduit à l'arrestation de cinq individus soupçonnés d'avoir escroqué de nombreux candidats à l'émigration.

Selon les informations communiquées par la Direction générale de la Police nationale, le groupe agissait depuis une structure présentée comme une représentation diplomatique guinéenne en Sierra Leone, utilisée pour donner une apparence de légitimité à ses activités.

La porte-parole de la Police nationale, le capitaine Rama Baldé, a expliqué que cette intervention est l'aboutissement d'une enquête ouverte après plusieurs plaintes déposées par des familles guinéennes. Les enquêtes ont été lancées sur instruction du procureur général près la Cour d'appel de Conakry, à travers un soit-transmis daté du 3 juin 2026.

Les personnes interpellées sont Mohamed Lamine Camara, alias « Tamisso », Abdoul Camara, Ibrahima Sylla et Peter H. Condé, tous de nationalité guinéenne. Elles ont été appréhendées en Sierra Leone avant d'être transférées en Guinée dans le cadre d'une coopération policière entre les deux États.

D'après les premiers éléments de l'enquête, les suspects se servaient des activités de la société Infinity Millennium Qnet comme façade afin d'attirer de jeunes Guinéens en quête d'opportunités à l'étranger. Les recrues étaient convaincues de fournir d'importantes sommes d'argent en échange de prétendues facilités de voyage et de promesses d'emploi qui se révélaient fictives.

Le rapatriement des mis en cause s'est effectué à la frontière de Pamalap, conformément à la procédure de « remise de police à police simplifiée » prévue par les accords d'Accra de 2003. Ils sont désormais placés en garde à vue dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), où les enquêtes se prolongent.

Les suspects pourraient répondre de plusieurs chefs d'accusation, notamment association de malfaiteurs, escroquerie, traite des êtres humains, trafic illicite de migrants et usurpation de titres et de fonctions, conformément aux dispositions du Code pénal guinéen.

La Direction générale de la Police nationale a salué l'efficacité de la coopération entre la DCPJ, les bureaux Interpol de Conakry et de Freetown ainsi que les autorités sierra-léonaises, qui ont permis de mettre fin aux activités présumées de ce réseau.

À cette occasion, la police a également appelé les citoyens à redoubler de vigilance face aux offres de voyage ou d'emploi à l'étranger qui paraissent trop avantageux pour être crédibles. Elle rappelle que toute information relative aux faits suspects peut être signalée gratuitement via le numéro vert 117, disponible en permanence.

Kogno Célestin Sagno pour 224infos


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