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SNAPE et ANGUCH : la CRIEF déclenche des investigations sur la gestion de plusieurs millions de dollars de fonds publics et humanitaires

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Le Parquet spécial près de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a lancé une enquête préliminaire visant le Service national d'aménagement des points d'eau (SNAPE) et l'Agence nationale de gestion des urgences et des catastrophes humanitaires (ANGUCH). Cette procédure fait suite à des soupçons de détournement de fonds publics, d'enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux, de corruption ainsi que de falsification de documents.
La décision a été prise le 20 juillet par le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, à travers une instruction transmise à l'Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF). Les enquêtes seront conduites en collaboration avec la Police judiciaire et le Secrétariat à la Présidence chargé des services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé.
Au cœur de cette enquête figurent d'importants programmes financés en faveur de l'accès à l'eau potable et de l'assistance humanitaire. Les enquêteurs devront notamment examiner la gestion du Projet d'amélioration des services d'eau dans les quatre régions naturelles de la Guinée, dont les financements portent sur 22,1 millions d'euros et 45 millions de dollars américains destinés à l'approvisionnement en eau potable et à l'assainissement en milieu rural, principalement en Moyenne et Haute Guinée.
Les enquêtes concernent également l'utilisation d'une enveloppe de 2,5 millions de dollars du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) des Nations unies. Débloqués en décembre 2024 pour soutenir les populations affectées par les inondations dans les régions de Kankan et de Nzérékoré, ces fonds avaient été mis en œuvre par l'ANGUCH avec l'appui de partenaires tels que l'OMS, le PAM et l'UNICEF.
Pour conduire cette procédure, le parquet spécial a constitué une équipe d'enquête placée sous la supervision des substituts du procureur Ousmane Sano, Biwon Millimono et Pierre Segbé Kamano. L'ORDEF est chargé de coordonner les opérations avec une équipe mixte d'officiers de police judiciaire, appelée à mener les investigations dans le strict respect du secret de l'enquête.

À ce stade, l’ouverture de cette enquête ne préjuge pas de la culpabilité des personnes ou des structures concernées. Les investigations permettront d'établir les faits et, le cas échéant, d'identifier les responsabilités.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos

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